Qui a osé dire que la région Hauts-de-France n’est pas une terre de trail ? Les Ch’tis enchaînent les podiums et les places de choix cette année sur l’UTMB Mont-Blanc.
Ultra Trail du Mont-Blanc (UTMB),

175,3 km et 9985 M+ étaient au programme de cette édition 2025, avec des conditions dantesques la première nuit !
Bravo à tous les ch’tis finishers !
🆗 Aurélien Honvault (Taillefer Trail Team Côte d’Opale, n°742) : 287e, 71e, 35-39 ans ;
🆗 Julien Vielle (CSE Alstom, n°1034) : 426e, 45e 45-49 ans en 35h49’04” ;
🆗 Anthony Dubois (CSE Alstom, n°993) : 595e, 118e 40-44 ans en 38h27’10” ;
Sébastien Kurek (RCA Athlétisme, n°416) : 881e, 186e 35-39 ans en 41:21:28 ;
Traces des Ducs de Savoie
Baptiste Carimentrand, toujours plus fort
3e français des 45-49 ans de l’UTMB en 2023 derrière Ludovic Pommeret et Yann Guillerm, 96e au scratch, Baptiste Carimentrand a fait encore plus fort cette semaine sur la TDS (22e et 2e de sa catégorie). Aussi humble que sympa, le Nordiste nous raconte sa course dans ce podcast exclusif.
Et cela s’illustre ici en vidéos :
Stéphanie Gibert, ses belles rencontres

Son coach, Olivier Harduin, nous l’avait assuré avant le départ : Stéphanie avait une belle carte à jouer sur la TDS. Il ne s’est pas trompé. La seule Renarde des 7 membres du Métropole Trail Nature Villeneuve d’Ascq (MTNV) alignés sur cette course a signé une magnifique 9e place chez les 40-44 ans, en 34h38’47”.
Loin de son Oise natale et du Nord qui accueille désormais la très sympathique assistante de direction, Stéphanie a mené une course solide, portée tout au long du parcours par ses parents, assistants réconfortants, et des rencontres. « J’ai une fâcheuse tendance à avoir besoin de papoter avec tout le monde sur les courses », s’amuse-t-elle.
A l’arrivée, elle est d’ailleurs tombée sur les deux Belges qu’elle avait rencontrés dès le 2e kilomètre, lundi, jour de ses 44 ans. Deux traileurs de Tournai avec qui elle partageait sans le savoir le même terrain d’entraînement (le mont Saint-Aubert) et des potes du MTNV.
« J’ai fait le premier tiers de course avec l’objectif de terminer la TDS, peu importe la vitesse. Je suis alors tombé sur trois Champenois avec qui j’ai bien discuté. On avait des amis communs. On a pas mal avancé ensemble mais ils faisaient des longues pauses, ce qui n’est pas dans mes habitudes. » Et elle a fini en solo les 50 derniers kilomètres. Gestion parfaite de son sommeil, avec parfois des micro-siestes dans l’herbe « avec des copines limaces et de orties », et de son alimentation. « Le sucré ne me réussit plus du tout. J’ai carburé avec les purées 4Ultra, du local (beaufort et tome), un peu de bouillon et beaucoup d’eau. » Sa potion magique ? « Une flasque dans laquelle j’ai préparé un mélange avec eau, miel, sel et citron ! »
4Ultra, nouveau partenaire de 1000 pattes, fait des miracles pour Stéphanie. “C’est du fait maison en France, avec des produits français. Le chef cuisto est très sympa, je l’ai rencontré en juin à Samoëns. C’est étrange : je suis fille d’agriculteur et la pomme de terre, j’en suis gavée. Je n’en mange jamais, même pas en frites ! Mais la purée carotte-pomme de terre est top ! Elle m’a fait du bien au moral sur la TDS car j’avais l’impression de vraiment manger, et en termes d’efforts aussi.“
Ce Top 10 de sa catégorie n’était pas un objectif initial. « Je voulais avant tout finir la course. J’aurais d’ailleurs pu faire beaucoup mieux si j’avais mieux dormi la veille du départ, où je n’ai pu me reposer que 3h30. » Mais peu importe, elle gardera de cette nouvelle aventure alpine le souvenir des paysages magnifiques et de ses rencontres.


Stéphane Baziuk, l’estomac retourné, la tête à l’endroit

Requinqué par un sommeil réparateur, Stéphane Baziuk a savouré, samedi matin, sa TDS (976e, 209e 35-39 ans en 41h19’59”), après deux nuits passées à la belle étoile. « C’était la première fois que je courais aussi longtemps, j’avais besoin de dormir », sourit-il. La gestion du sommeil — qu’il assimile bien étant en horaires postés chez Airbus — a été un point important mais pas essentiel dans sa performance. « J’ai réussi à dormir 45’ à Beaufort. J’ai pris le temps de bien me reposer après avoir été malade toute la première journée. » Des vomissements à n’en plus finir, survenus dès les premières heures de course.
« Aux ravitos, il y avait comme une pompe à bière où c’était écrit Coca. J’ai donc pensé que cela en était. J’en ai bu beaucoup. Ce n’est qu’après que j’ai su que c’était du SodaStream®. Je pense que c’est ça qui m’a retourné l’estomac pendant un bon bout de temps. Cela a mis quelques heures à passer… » Doux euphémisme.
Stéphane a été malade jusqu’au Passeur de Pralognan ! Près de 15 heures de galère… « Après le passeur, c’est à peu près… passé. J’ai pris un Coca. »
C’est simple : « Sur toute ma course, je n’ai mangé que deux barres, une gaufre et des fruits. Ce n’est qu’à partir du col du Tricot que j’ai pu digérer quelques pâtes. »
Le garçon a tenu sur ses réserves, trois fois rien dans la bouche et surtout un gros mental. « J’ai voulu abandonner pas mal de fois. » Mais il s’est accroché jusqu’aux 100 km car « je savais qu’à partir de ce moment-là, sauf blessure, j’irais au bout. Il ne resterait plus que 50 bornes, je ne pourrais plus abandonner. » Plus que 50 bornes…
Arrivé au Tricot pour sa mini pasta party, Stéphane avait déjà 37 heures d’effort dans les pattes. Rien ne pouvait plus l’arrêter. Et c’est avec femme et enfant qu’il a franchi la ligne d’arrivée.
Une revanche pour ce membre de la Team Couverture Habitat, contraint à l’abandon sur la TDS 2024, sa première course de montagne, dès le col de Chavannes (20 km). Cette année, il n’a pas changé grand-chose à sa prépa. Il a toutefois ajouté, aux 115 km du Trail des Pyramides Noires, le 100 miles du Mont Ventoux. Pas une course de haute montagne mais une épreuve qui l’a endurci.
Thibault Quintard, le second souffle

C’est encore sur son petit nuage que Thibault va retrouver, lundi, ses élèves de primaire à Roubaix. Cette semaine, il a tutoyé les sommets alpins, finisher de la TDS en un peu moins de 40 heures. Il a d’ailleurs vite récupéré, physiquement parlant. Et pourtant, c’était loin d’être gagné. « Je m’attendais vraiment à avoir mal, mal, mal… Là, c’est raisonnable. Je ne boîte pas. » Pas de recette miracle pour autant : « Je me suis bien hydraté ; j’ai porté des chaussettes de compression la première nuit… »
Thibault retire aujourd’hui un légitime « sentiment de fierté » après avoir fini la plus longue course de sa vie. D’autant que sa préparation a été tronquée.
« En arrivant à Chamonix, j’avais pour seul objectif de finir. Je visais les 35 heures lors de l’inscription en novembre. Mais l’année a été assez compliqué. »
Souffrant d’une infection pulmonaire, il a dû interrompre sa préparation de décembre à mars. « Je n’avais qu’un seul poumon qui fonctionnait correctement », se souvient-il. Il a donc repris les entraînements au printemps sur nos terrils, au Mont Saint-Aubert et dans la Métropole. Jusqu’à atteindre 150 km par semaine.
Et quand tous les voyants semblaient au vert, c’est un malaise vagal et une nuit aux urgences à 48 heures de la course qui ont compliqué l’approche de la course.
Le coureur du MTNV est donc parti mollo, « sans énergie » sur cette TDS, marquée par plusieurs centaines d’abandons. « Pour une partie du peloton, un itinéraire bis était prévu à cause des orages. Il a fait beaucoup de mal car on avait l’impression de tourner en rond sans arrêt avant d’arriver à Beaufort. Je pense que cela a joué dans le fait qu’il y ait autant d’abandons à Beaufort. »
A l’aise de nuit et dans les montées, par nature, le Roubaisien a profité à fond de la nuit de mardi à mercredi pour savourer les derniers kilomètres. Il savait alors qu’il finirait cette course si difficile et que tous les sacrifices consentis par lui et ses proches n’étaient pas vain. « J’ai été porté par ma femme, ma famille et les amis pendant cette préparation si particulière », remercie-t-il.
Des amis qu’il va retrouver dès cet automne sur la Lyon SaintéLyon, et ses 160 bornes gadouesques.





Ch’tis finishers
Sur cette impitoyable TDS (148 km et 9300 m+), les Ch’tis ont connu des fortunes diverses (une douzaine de DNF) mais aussi des résultats extraordinaires.
🆗 Performance exceptionnelle de Baptiste Carimentrand (Métropole Trail Nature de Villeneuve d’Ascq, dossard 8199) : 22e, 2e M 45-49 ans, en 22h07’25”
🆗 Elise Delannoy, 67e, 3e femme, 1ère 40-44 ans en 25h18’45”
🆗 Julien Olivar Calvo (EA Creil, n°8236) : 71e, 13e 35-39 ans en 25h24’34”
🆗 Malo Thomas (n°8882) : 132e, 68e 20-34 ans en 27h39’39”
🆗 Julien Picavet (Blaringhem Trail, n°8478) : 149e, 19e 40-44 ans en 27h52’00”
🆗 Yohan Przybyszewski (n°9021) : 298e, 69e 35-39 ans en 31h47’05”
🆗 Stéphanie Gibert (MTNV, n°8596) : 476e, 9e 40-44 ans en 34h38’47”
🆗 Louison Lepage (MTNV, n°8820) : 568e, 176e 20-34 ans en 35h56’14
🆗 Julien Begyn (Entente Athlétique Creil, n°8206) : 590, 135e 35-39 ans en 36h18’45”
🆗 Guillaume Leroy (JA Fretin, n°9872) : 691e, 105e 40-44 ans en 37h44’07”
🆗 Thibault Quintard (MTNV, n°9282) : 887e, 140e 40-44 ans en 39h48’14”
🆗 Alain Sokowicz (Triathlon Club Douai, n°9455) : 921e, 146e 45-49 ans en 40h18’51”
🆗 Lasser Chaker (ASRA Somain, n°9622) : 919e, 70e 50-54 ans
🆗 Benjamin Famerée (Leval Aulnoye Athlétisme – ESA59, n°9353) : 944, 149e 45-49 ans en 40h49’32”
🆗 Stéphane Baziuk (Sprint trail coach, n°9257) : 976e, 209e 35-39 ans en 41h19’59”
🆗 Raphaël Dinaut (Coach Sport Santé, n°10122) : 1066e, 168e 45-49 ans en 42h32’34”
Youth Chamonix Courmayeur et YCC Revenge
Elise Martinot, les 2e places du bonheur

Avant d’aborder sa dernière année de lycée à Genech, Elise Martinot (2e en partant de la gauche sur cette photo prise par Ségolène, sa maman) s’est offert un fin de vacances inoubliable en décrochant deux 2e place sur la mythique étape de l’UTMB à Chamonix, les 26 et 27 avril. Nous avons eu en ligne licenciée du Métropole Trail Nature Villeneuve d’Ascq, aussi redoutable sur les chemins que sympa et avenante en dehors.
Comment as-tu géré ta première course ? Je me suis mal placée au départ et j’ai perdu un peu de temps là-dedans. Mais mon gros point fort est la descente, j’ai ainsi rattrapé pas mal de monde là-dedans et bien géré la montée pour finir à un rythme constant.
Que retiens-tu de cette expérience ? J’ai l’habitude de faire des courses dans le Nord mais du coup, cela mélange toutes les catégories. C’est une belle expérience de se confronter à des personnes de mon âge et d’un niveau assez élevé.
Cette deuxième place était-elle un objectif ? Je savais qu’il y aurait un plus gros niveau que d’habitude. Je comptais donner le meilleur. Je ne voulais pas être déçue si je ne faisais pas un podium, mais je m’étais beaucoup entraîné pour cela, notamment au début des vacances.
Tu as connu plusieurs victoires cette année (*)… Pas déçue de ne pas gagner ? Non, non, je suis contente.
Comment t’es-tu préparée à cet événement ? Déjà, toute l’année, avec les entraînements de mon club à Villeneuve- d’Ascq, le MTNV. Ceux qui habitent à la montagne font une pause l’hiver en coupant avec du ski de fond. Dans le Nord, on court toute l’année. Mentalement, c’est un peu plus dur ! Sinon, j’ai fait pas mal de terrils : Loos-en-Gohelle, L’Escarpelle. Mes grands-parents habitent du côté de Lorette, j’y fais du fractionné en côté. C’est un peu plus vallonné que dans la Pévèle (j’habite du côté d’Orchies).
Ce mercredi, avais-tu des traces de la première course avant d’aborder la seconde ? Non, ça va, je supporte bien les volumes importants. Je n’avais pas de courbatures. Mais j’avais un peu moins d’espoirs que la veille car pour des distances courtes comme celles-ci, ceux qui font de l’athlétisme sont avantagés. D’habitude, je fais entre 10 et 20 km, je n’ai pas l’habitude de faire des courses aussi courtes mais finalement, cela s’est bien passé !
Quels sont tes objectifs pour la fin d’année ? La YCC et l’Ohm Trail étaient mes objectifs principaux mais je pense participer au Trail nocturne de Noyelles-sous-Lens et peut-être aussi au Trail des îles.
(*) : Alors qu’elle n’est que cadette, Elise s’est notamment imposée cette année sur le 10 km du Le Trail des Mineurs : Grenay (où elle avait récupéré son 1000 pattes), le 10 km Trail des Pyramides Noires, le 12 km TRAIL DU PATOIS,
Courmayeur – Champex – Chamonix (CCC)
100 km, 6100 m+. Rien de simple qui plus est avec des conditions climatiques très difficiles pendant la nuit de vendredi à samedi exigeant le kit grand froid.
🆗 Romain Chapron (Run’In Club, n°3464) : 237e, 101e 20-34 ans en 15h58’24
🆗 Romain Mobon (Run’In Club, n°3550) : 418e, 160e 20-34 ans en 18h15’54”
🆗 Thomas Noeson (Team Couverture Habitat, n°3565) : 463, 175e 20-34 ans en 18h40’15”
🆗 Djessi Damiani (Team Couverture Habitat, n°4347) : 610e, 114e 35-39 ans ;
🆗 François Ghestem (OSM Lomme Athlétisme, n°3990) : 642e, 5e 55-59 ans ;
🆗 Augustin Leurquin (n°3842) : 653e, 122e des 35-39 ans ;
🆗 Adrien Lohyn (Run’In Club, n°3666) : 730e, 233e 20-34 ans en 20h38’04” ;
🆗 Grégory Marouzé (Us Biache Athlétisme, n°4178) : 745e, 149e 35-39 ans ;
🆗 Stéphane Vandenbussche (RRM Annezin, n°4132) : 916e, 89e 45-49 ans en 22h14’28” ;
🆗 David André (n°4899) : 1272e, 215e 35-39 ans
🆗 Rémi Choquet (A.C.A – Athletic Club Achicourt, n°4360) : 1319e, 220e 35-39 ans ;
🆗 Quentin Tshaimanga (n°4782) : 1364e, 315e 20-34 ans en 25:17:38
🆗 Gwenaël Vandriessche (n°5003) : 1492e, 186e 45-49 ans
Experience Trail Courmayeur
Format bien pêchu que cet ETC, avec ces 15,2 km et 1267 m+. Idéal pour se mesurer à des athlètes avides de courte distance ou pour se lancer sur un premier trail de montagne. Cela a été le cas d’Aurélie Pottiez, 440e, 10e 40-44 ans en 02h46’58” ; Camille Lefer (ASLA), 573e, 91e des 20-34 ans en 3h00’12” ; Annabelle Zalesinski, 1155e, 94e 35-39 ans en 4h14’42…
Orsières – Champex – Chamonix (OCC)
Sur cette course au format intermédiaire, plusieurs coureurs des Hauts-de-France étaient au départ. Sont notamment arrivés :
Antoine Dimey (VAFA, n°6861), 591e, 71e des 40-44 ans en 09h29’34
Aurélien Guillemin (Béthune Athlétisme, n°6824) : 1096e, 221e 20-34 ans en 11h55’31”
Martigny-Combe-Chamonix
La MCC (40 km, 2300 m+) a ouvert le bal ce lundi, à 10 h. Plusieurs représentants des Hauts-de-France étaient au départ, dont Elodie Bosquart (Courir à Comines), 934e, 31e 40-44 ans en 8h04’32” .
A lire aussi sur l’UTMB Mont-Blanc :
2024 : https://nord-pas-de-calais.1000pattes.guide/2024/08/31/utmb-2024-chtis/ ///. https://nord-pas-de-calais.1000pattes.guide/2024/03/18/du-beau-monde-a-lutmb-chamonix-2024/
2023 : https://nord-pas-de-calais.1000pattes.guide/2023/09/02/utmb-mont-blanc-chtis-ultratrail/ /// https://nord-pas-de-calais.1000pattes.guide/2023/09/08/utmb-podcast-baptiste-carimentrand-trail-runner/








