J’ai testé les difficultés du Marathon Pour Tous

Vous le savez si vous nous suivez sur Facebook, puisqu’un post y est consacré au Marathon Pour Tous depuis 15 semaines : j’ai l’incroyable chance d’avoir été tiré au sort pour participer à ce marathon historique, organisé le 10 août au soir dans le cadre des JO de Paris. Aucun passe-droit eu égard au fait que je dirige le guide running le plus diffusé en France, “juste” du bol d’avoir été retenu par une main heureuse au printemps 2023. C’est dans le cadre de cette préparation que j’ai participé, ce 27 juillet, à une reconnaissance du marathon du MPT, organisée par la Team Orange Running.

Voulant me mettre toutes les chances de mon côté, je me suis inscrit à cette reconnaissance et ai été retenu sur la vitesse 5’15-5’30 au km (je viserai 5′ au kilo de moyenne). J’ai la chance de mon côté en ce moment… Le déplacement du Nord s’est fait en train ce vendredi soir, pour minimiser la fatigue, sur les recommandations de ma coach, Lucie. Je vous raconte tout ça car le plan s’est déroulé avec un accroc de taille : les perturbations XXL du trafic des trains dues, à ce que la SNCF appelle gentiment des “actes de malveillance”. Bref, après quasiment 4 h 30 de transport en commun, je suis arrivé chez ma sœur et ai mangé vers minuit.

Des conditions moins idéales que le 10 août

Après cinq trop petites heures de semaines et un nouveau parcours en RER, je me suis pointé in extremis au départ de la reconnaissance, partant assez fort pour rattraper le groupe d’une bonne soixantaine de personnes parties quelques instants avant moi. Quelle aventure ! Bref, parlons de la reco : du plat, puis rapidement une longue montée et pour finir le “mur” de la Côte des Gardes, celle que tous les participants appréhendent, puis sa descente. J’ai oublié de remettre en route la montre une fois ou deux avant les premières difficultés et au lieu de 14,11, c’est bien 15 km que l’on a courus. Je vous mets le profil de la sortie ici :

Dans les faits, on n’a pas fait toute la longue montée. Voici le parcours réel :

Il doit manquer environ 2 km dans ce passage de Sèvres à Versailles.

Une longue montée qui va faire souffrir l’organisme

Et je vous le dis tout de suite : la principale difficulté du Marathon sera là pour moi ! Parce que même s’il n’y a pas de grosse bosse insurmontable, il y a quand même des belles montées à se taper pendant ces 5 bornes, avec pas mal de relances, après en avoir déjà avalées 15 ! Cela va sacrément puiser dans les réserves si on part un peu trop vite sur ce marathon. Et pourtant, si on cherche à faire un beau chrono, je conseille tout de même de gratter quelques secondes sur sa vitesse cible pendant toute la première partie de course. Car on va forcément perdre du temps pendant cette très longue montée. Perdre du temps et aussi de l’énergie même si la très longue descente qui suivra fera du bien pour retrouver du cardio, du rythme, de la vitesse, bien s’alimenter et s’hydrater.

La côte des Gardes : jouable !

Maintenant, venons-en à cette côte des Gardes. Alors, clairement, quand elle surgit à la sortie d’une petite montée-descente, elle fait peur, clairement. Elle est très, très impressionnante. Mais, car il y a un mais partagé par les coureurs avec qui j’ai parlé en haut de la côte : c’est un obstacle qui est loin d’être insurmontable !!!

Déjà, peut-être que c’est dû à l’effet de cette première semaine d’affûtage qui me met plutôt en forme, mais je l’ai trouvée beaucoup plus courte qu’imaginée. Ca fait 1,3 km si on intègre la montée-descente offerte en apéritif. Mais la fameux mur fait un peu plus de 600 m.

Alors, oui, ça grimpe. Fort. 10 % de moyenne pour ces 600 m avec une pente max à 23 %. Mais 600 m, c’est jouable ! Alors, oui, c’est un effort qui surviendra au bout de 28 km, au pire moment d’un point de vue énergétique. Mais en adoptant une vitesse raisonnable dès les premiers mètres, elle se vit plutôt bien. Tout est donc une affaire de dosage de l’effort. Perso, je l’ai montée en 6’20 de moyenne.

Après un faux-plat descendant, la descente d’un peu plus de 2 km qui suit est un pur bonheur pour ceux qui adorent cet effort. Elle va être dure pour ceux qui vont s’y crisper, ralentir, subir… Perso, j’y ai pris beaucoup de plaisir.

Il nous restera ensuite 10 km de plat pour arriver aux Invalides.

N’hésitez pas à me laisser des messages via la page Facebook de 1000 pattes si vous avez des questions complémentaires !

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