[Les belles histoires du Nord Trail Monts de Flandres – épisode 5 ] – Ils ont eu quatre petites minutes d’avance sur la barrière horaire… « Avec David et Alex, on a pleuré tous les trois à l’arrivée. Ils n’étaient pas super entraînés, mais ils avaient la niaque. Ils n’en pouvaient plus, mais ils n’ont rien lâché. » Des larmes de bonheur, partagées par Anthony Lopes, 38 ans en juin, et ceux qui étaient encore des inconnus pour lui au début de la nuit passée. Une immense émotion rarement ressentie par cet ultra-traileur après quasi 18h30 d’effort, qui, dimanche, a tenu un rôle très important : il était serre-file du 115 km du NTMF. L’un des indispensables 800 — oui, oui, 800 — bénévoles de cette incroyable organisation.
Ils étaient 312 sur la ligne de départ. Seuls 227 ont ont sonné la cloche et reçu la médaille de finisher. Dans l’intervalle, certains ont mesuré combien un pari entre potes ne suffit pas, combien leur corps n’était pas encore prêt à une telle dinguerie, combien ce n’était pas tout à fait leur jour. Ou alors, aussi, combien l’être humain est capable de repousser ses limites à des niveaux insoupçonnés pour venir à bout d’un tel effort. Anthony a été aux premières loges de ces échecs comme de ces réussites. Et tous ceux qui l’ont rencontré au cours de cet interminable dimanche savent quel rôle le gars de Merckeghem, technicien traitement des eaux dans le civil, a joué. Tout comme Matthieu Labis, l’autre serre-file de cette distance.
L’ultra traileur est un amoureux des formats de type 24h ou Backayard depuis qu’il a en partie dompté le Dernier Flamand Debout, l’an passé, en signant une prometteuse 4e place. Il vient d’ailleurs de créer l’association Flandre Ultra Endurance : Flandre Ultra Endurance. Cette association propose notamment des entraînement de type ultra. Le prochain aura lieu le 1er mai de 10h à 20h à Aire-sur-la-Lys (rdv au parking de la Ballastière).
Lui-même prépare deux gros objectifs cette année : l’Infinity trail de Pavilly (Normandie), fin juin, et l’Ultra tour du lac de Monteux (Vaucluse), en octobre. Ces 115 bornes lui ont servi d’entraînement. Il retient surtout les émotions partagées dans la souffrance. « Et dans la souffrance, tu t’accroches à la moindre brindille. Les encourager leur fait chaud au cœur », sait Anthony, déjà prêt à rempiler l’année prochaine comme serre-file du NTMF.
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Ainsi se conclut cette série de portraits diffusés sur nos médias sociaux (Facebook, Insta). Coureurs, supporteurs, bénévoles… du NTMF, on a vibré grâce à vous. MERCI !








