Les jeunes du Lille Triathlon ont bien compris toute l'importance de progresser en natation pour performer dans les épreuves enchaînées.
Les beaux jours arrivent, et l’idée de se mettre à l’aquathlon ou au triathlon te chatouille les pattes ? Ca tombe bien, Lille Triathlon organise un aquathlon, le 1er avril. Bon, si comme moi, tu nages comme une pierre, il est nécessaire d’agir pour ne pas résumer ces épreuves à une grande et sympathique remontée à pied depuis la fin du peloton. D’ici dimanche, ça va être chaud de faire mieux, mais y a moyen d’engranger de bonnes séances dans les semaines à venir pour performer. Au sein du Lille Triathlon, des séances de natation sont organisées plusieurs fois par semaine. Adel Meghdir, nageur de fond, apporte aux licenciés de précieux conseils. Il en donne quelques-uns ici.
Bien préparer sa saison
« Une saison de natation se prépare pour prévenir les blessures. Perso, je prends trois semaines en août pour associer renforcement musculaire (du bas et du haut du corps) et souplesse. »
La régularité
« La première chose est d’être très régulier dans ses entraînements. L’Homme n’est pas fait pour nager et il peut être difficile, frustrant, de progresser en natation. Il faut être assidu, ne rien lâcher. »
Les battements
« Je propose de faire 15 à 20 % du kilométrage de la séance en battements, planche en mains. Des battements à peine frappés à la surface de l’eau, jambes resserrées et avec la plus grande cadence possible. »
La technique
« Dans l’eau, n’importe quel mouvement superflu est un frein. Avoir la meilleure technique possible permet de dépenser le moins d’énergie possible. Il n’y a pas de honte à prendre des cours, quel que soit son âge ! N’hésitez pas, bien sûr, à vous rapprocher d’un club de triathlon pour améliorer votre technique. »
Le mouvement efficace
« Pour travailler l’efficacité de votre mouvement de bras, faites du 8 x 50 m ou 4 x 100 m en donnant le minimum de coups de bras. »
Structurer sa séance
« Comme dans la course à pied ou le vélo, il est important de structurer sa séance : une première partie pour bosser sa technique, ses gammes ; une deuxième pour le corps de la séance ; une troisième pour revenir au calme (300 m ou 400 m tranquillement). »
Varier l’intensité
« Le corps de la séance peut être composé de plusieurs types de travail : seuil d’arrivée à l’acide lactique par du 10 x 400 m, du 40 x 100 m, du 20 x 100 m à un rythme ni trop haut, ni trop bas ; du lactique avec 8 x 100 m à fond, par exemple, en débranchant le cerveau, et se donnant un temps de repos plus important entre chaque 100 m, de l’ordre de 1’30”. Pour la récup, je conseille un 50 m souple par exemple, pour éviter de se refroidir dans l’eau, surtout que la température des bassins a baissé ces derniers mois pour faire des économies d’énergie. »
S’hydrater
« On n’oublie pas sa gourde au bord des lignes d’eau ! On ne s’en rend pas forcément compte mais on sue beaucoup dans l’eau. Il faut donc s’hydrater, avec une boisson électrolytique par exemple. »








