Retrouvez chaque mois un tip podologique ou un conseil chaussures prodigué par Madison Godon. Elle nous aide à optimiser les performances et à prévenir les blessures.
Au mois de mai, on sort des parcours habituels. Un peu de route, un peu de chemin, parfois du trail… et on se dit que courir reste courir. Pourtant, pour les pieds, le terrain change tout.
Sur route, la surface est régulière et prévisible. Le pied travaille de manière répétitive, avec des impacts similaires à chaque foulée. Cette régularité peut favoriser la performance… mais aussi les surcharges si le volume augmente.
Sur chemin ou en trail, le sol est plus irrégulier. Racines, cailloux, dévers : le pied doit s’adapter en permanence. Les muscles stabilisateurs sont davantage sollicités, notamment au niveau du médio-pied et de la cheville. C’est excellent pour la proprioception… à condition d’y être préparé.
Passer brutalement de la route au trail (ou inversement) peut surprendre les structures du pied. Les contraintes ne sont pas les mêmes : plus de stabilité et de rigidité sur route, plus de mobilité et d’ajustements fins en terrain naturel.
La clé ? Introduire progressivement les changements de surface, comme on le ferait pour le volume ou l’intensité.
Changer de terrain, c’est un peu comme changer de séance : le corps s’adapte… si on lui en laisse le temps.
Vos chaussures comptent. Mais ce sont vos pieds qui font le travail.
Références scientifiques
Dixon SJ, Collop AC, Batt ME.Surface effects on ground reaction forces and lower extremity kinematics in running.Medicine & Science in Sports & Exercise, 2000;32(11):1919–1926.
Fourchet F, Millet GP, Schwellnus M, Naughton G, Nosaka K A conceptual framework for injury prevention in trail running. Sports Medicine, 2015;45(4):537–546.
van der Worp MP, ten Haaf DSM, van Cingel R, de Wijer A, Nijhuis-van der Sanden MWG, Staal JB. Injuries in runners: a systematic review on risk factors and sex differences. PLoS ONE, 2015;10(2):e0114937.








